Une maison mobile pour des mots de moi, de vous, qui ferez trois p'tits tours et vous en irez, après avoir mis trois p'tits mots si vous en avez envie
Je te vois t'entends et te lis à travers tes mots mis en son mis en silences et en une étrange lumière
un livre jaune évoqué dans ces images jaunies, moi je lis la pluie jaune et c'est une drôle de coïncidence sans en être
Et surtout ce visage que je ne te connais pas cette voix différente et les yeux cachés, qui ne se dévoilent que pour s'éloigner du champ quand le son s'en va aussi avec le souvenir de ce lieu que j'aime énormément
Je ne sais quoi dire, de toute façon je n'ai rien à dire, de toute façon on en parlera mais peut-être qu'alors encore je ne saurai que dire
Des échos, oui, d'autres textes, d'autres films
de belles références
et quelque chose qui monte, qui est monté, toi qui montes et c'est bien, des pages qui se tournent pour mieux s'écrire
Philippe Forest a dit tout à l'heure à la télé que l'écriture ne se nourrit pas du souvenir mais de l'oubli
si tu arrives, à oublier décoller et monter encore
et grossir un peu mais peut-être alors tu serais trop belle et c'est cela que tu refuses dans ta belle humilité ? Ici dans le sud-ouest on dit "profiter", tu savais ?