Une maison mobile pour des mots de moi, de vous, qui ferez trois p'tits tours et vous en irez, après avoir mis trois p'tits mots si vous en avez envie
Je regarde cette photo et je souris.
Trois petits garçons, une couverture remontée jusqu'au menton, deux peluches, un papier peint des années 70, et des couleurs qui ont viré vers le jaune et le rouge.
Trois petits garçons qui ont l'air angélique, comme ça ! mais on sait les bêtises qu'ils ont faites, dans les années 70, et puis 80, et les jeunes hommes qu'ils sont devenus, surtout celui qui est à tout à droite, qui n'a plus son Pollux aujourd'hui, mais qui n'a rien perdu du brillant dans ses yeux, du coquin qu'il fut. Coquin qu'il est toujours, avec une autre tête, une autre voix, des poils sur la poitrine, oui, quelques rides autour des yeux, oui oui, et pas mal de sagesse, oui oui oui.
Trois petits garçons qui deviendront grands, qui l'eût cru, alors, de ces trois petits garçons accompagnés de leurs doudous, sous la couverture rouge, pas près de s'endormir, non.