Une maison mobile pour des mots de moi, de vous, qui ferez trois p'tits tours et vous en irez, après avoir mis trois p'tits mots si vous en avez envie
Ils arrivent à l'océan d'abord et les lumières fusent. Ils vont venir on le sait on le sent, la peau est électrique et les nuages rouges. On se téléphone - mais les réseaux résistent, déjà.
Le coeur gronde le tonnerre frappe on n'est plus qu'un petit point de métal, atome tremblant, recherchant ses pairs, isolants isolés. Une grosse pierre pour s'y réfugier, supplément de paupières s'il vous plaît, ne pas voir ne rien entendre, de la lumière de la musique de la chaleur et des voix, des klaxons, tout ce qui vit tout ce qui bouge et qui masque le monde.
De l'ouest du nord vers où et combien de secondes, de kilomètres, comment savoir, ignares et ridicules.Baignant dans l'irrationnel, consolés par l'irrationnel, tout ne ressemble plus à rien, y a plus de saison ma p'tite dame.
En attendant la dame est toute petite petite avec son coeur qui fait des bonds immenses.
Peut-on mourir d'orage ? mourir de peur ? de honte ?