Une maison mobile pour des mots de moi, de vous, qui ferez trois p'tits tours et vous en irez, après avoir mis trois p'tits mots si vous en avez envie
photo Franck Le Divelec
Il fait une chaleur à dégouliner sous son chapeau, son boa, son manteau, son trac, son texte, ses trous, les projecteurs.
Et sous son chapeau, son trac, les projecteurs, on n'y voit rien, surtout quand on porte des lunettes qui reflètent de grands rais de lumière.
La désorientation est totale : le temps ne passe pas normalement. Comme on n'y voit rien, on se sent perdu. Et on n'entend pas, non, les paroles des musiques, les commentaires des gens, on ne s'entend pas soi-même : comme si les répliques sortaient d'une autre bouche, trop loin, ou trop insensé.
Et au milieu de ce trou - de ces absences des sens - de cette ville bizarre au climat tropical où les minutes sont des secondes et les secondes des heures : ....... du plaisir. Quand même. C'est fou ça. Du plaisir. C'est du beurre ! Tu sais bien qu'on ne plaisante jamais. A Caen, dans le Calvados ! Qu'en ont dit les critiques ? EXTRA ! crotte de bique ! c'est faux ! ça n'a pas de sens, non, non.
Du plaisir, oui.