Une maison mobile pour des mots de moi, de vous, qui ferez trois p'tits tours et vous en irez, après avoir mis trois p'tits mots si vous en avez envie
Tout s'est fait puis se défait. Tout est à refaire. A parfaire.
Les liens se tissent et se raturent, puis se refont, autres, suivant la loi d'affinités nouvelles, des chemins singuliers. Une alchimie qui ne se décide pas à l'avance. C'est ainsi que les secrets se répandent, au gré de la rumeur qui court comme une rivière enterrée. Il y en avait une, paraît-il, dans mon quartier, près du parc Montsouris - sous le parc Montsouris. Ici c'est une eau bourde, sourde, qui affleure par endroits. Les désirs mûrissent, pourrissent.Les codes changent, comment donc ouvrir la barrière. On n'entre plus. On s'éloigne. On revient. Les idées tournent, se mordent la queue puis fusent en de nouveaux feux d'artifice. Les vins coulent comme le temps, qui apaise, ou exacerbe, comme le vin. C'est un tourbillon qui prend qui fragilise qui encourage - un va-et-vient désordonné, tournent les sens, et la musique parfois s'arrête. Tiens, il manque une chaise. La vitre est cassée. Bonjour, bienvenue.
Seules les odeurs sont tenaces, celle d'un couloir, celle d'un jardin, d'une saison qui revient toujours.