Une maison mobile pour des mots de moi, de vous, qui ferez trois p'tits tours et vous en irez, après avoir mis trois p'tits mots si vous en avez envie
En un mot, je dirais... "prude".
Voire nunuche.
Voire carrément chiant, par moments.
Certes, je suis allée au bout - ce à quoi je ne me force jamais.
Mais cette histoire de nuit de noces où se croisent les hésitations angoissées du jeune époux et de sa nouvelle mariée - vierges tous les deux - l'un comme l'autre ne sachant ni comment s'y prendre, ni ce qu'en pense le partenaire - et qui tournent en rond... ne m'a vraiment pas convaincue (pas plus que ne me séduisent ces plages grises d'une froide Angleterre).
On pourrait prendre cette scène récurrente et centrale comme un point de départ, un prétexte à ces retours en arrière narrant la vie des deux protagonistes...
et puis ce n'est pas mal écrit...
Ce livre a plutôt bonne presse, du reste.
mais bon :
Tout le long, on a envie, pardonnez-moi l'expression, qu'il la lui mette une fois pour toutes et qu'on n'en parle plus...
Ian McEwan, Sur la plage de Chesil, traduit de l'anglais par France Camus-Pichon, Folio.