Une maison mobile pour des mots de moi, de vous, qui ferez trois p'tits tours et vous en irez, après avoir mis trois p'tits mots si vous en avez envie
Elle pleure. L'ennui, sans doute. Elle aime tant la compagnie. Mais elle est seule, il n'y a pas un chat.
Elle aime tant les chats. Entre ses murs, son petit balcon, la musique l'indiffère. Elle ne sait pas lire et le poste est éteint. Ou plutôt, il n'y a pas de poste. Il faudrait lui acheter une petite télévision. 30 millions d'amis, ça l'occuperait. Mais peut-être qu'au contraire, ça la renverrait à sa solitude. Car elle n'a pas tant d'amis que ça. Et ils ne viennent pas souvent. Ils lui manquent, sans doute. Elle pense à l'un, à l'autre, à sa nouvelle amie - elle qui n'a jamais beaucoup apprécié les filles, elle s'est attachée, à elle. Mais elle n'est pas là. Et dehors, quand elle glisse la tête au-dessus de la rambarde, la pelouse est vide, silencieuse. Les arbres même ne bougent pas et les machines se sont tues.
Alors elle pleure.