Une maison mobile pour des mots de moi, de vous, qui ferez trois p'tits tours et vous en irez, après avoir mis trois p'tits mots si vous en avez envie
Ca monte, ça descend, à gauche, à droite et ça souffle en tourbillon. La pression change, la température et le ph, et les petits points que nous sommes s'entrechoquent, s'éloignent, se frôlent et échangent des bruissements à peine audibles. A droite, à gauche les voilà projetés, ils s'élèvent puis retombent, s'écrasent violemment, mollement, se font mal au front, des ampoules aux pieds, des blessures à l'âme. Ou bien éclatent de rire, de trop-plein, trop bu, ils vomissent, trop parlé, plus de voix, trop désiré, ils craquent, implosent, petits points sociaux et fragiles, humains, si humains.
La saison est chaude, l'environnement bouillonne, l'eau bout à 100° sauf si d'autres facteurs interviennent et d'autre facteurs interviennent, entremêlés. On ne sait plus où donner de la tête, les agendas électroniques court-circuitent, les enceintes déversent des décibels qui ne couvrent pas les frissons, les ondes de peur, de plaisir, d'appréhension. La basse sourde les rires de gorge les regards indéchiffrables soutiennent ce rythme démentiel qui tend les nerfs plus à vif.
Montée, descente
Montée, descente
la chute est à négocier.