Une maison mobile pour des mots de moi, de vous, qui ferez trois p'tits tours et vous en irez, après avoir mis trois p'tits mots si vous en avez envie
Le chemin, le chemin, le chemin, et puis plus de chemin.
La falaise.
Faire sa route sans se dire que la falaise, c'est tomber. Faire son chemin avec l'idée qu'un chemin chemine sur tous terrains, qu'il y aura bien des possibilités de tourner à gauche, à droite, de faire demi-tour, ou qu'en réalité il n'y a pas de falaise, c'était une fausse indication ou une illusion d'optique, que le temps est un chemin, et que même si falaise il y a, et que même si chute il y a, ça fera peut-être un peu mal au cul mais qu'on y survivra...
Tracer sa route avec son sac sur le dos, des pièces jaunes dans les poches, et puis des gens autour, qui ne s'éloigneront pas, des rêves dans la tête, la tête dure, ça oui ça non, ça je veux ça je veux pas, garder sa tête droite et ses yeux ouverts, histoire de pas trop trébucher, d'éviter les ornières les orties les dénivellés, des airs dans la tête, tristes ou joyeux c'est selon, selon l'humeur sinusoïdale, le moral qui monte et qui descend, qui fait des courbes des bonds et qui change le regard, sur la falaise qui s'approche, sur le chemin toujours devant.
Photo : Noar
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