Une maison mobile pour des mots de moi, de vous, qui ferez trois p'tits tours et vous en irez, après avoir mis trois p'tits mots si vous en avez envie
Un bon roman noir efficace, du genre qu'on a du mal à lâcher avant de l'avoir fini.
Même si la première partie, où nous est dressé le tableau-cliché de la vie du héros, installé dans une routine attendue, photographe amateur frustré, avocat de Wall Street, banlieusard, père de famille, mal dans son couple, est un peu longue.
Mais dès lors que, par accident, il commet l'irréparable, voilà que le récit prend son rythme et même une certaine épaisseur psychologique, et qu'on ne peut désormais plus douter d'être complètement embarqué dans la succession de péripéties.
Il me reste à voir le film, maintenant, pour voir.
Douglas Kennedy, L'Homme qui voulait vivre sa vie, traduit de l'américain par Bernard Cohen. 1re édition 1997. Belfond, 1998, pour la traduction française. Disponible en poche chez Pocket.