Une maison mobile pour des mots de moi, de vous, qui ferez trois p'tits tours et vous en irez, après avoir mis trois p'tits mots si vous en avez envie
Ca a été pour moi une délivrance de prononcer pour la première fois et à haute et intelligible voix la phrase : « Je n’aime pas Barry White ».
Tout le monde aime Barry White. Tout le monde a écouté, chanté, dansé sur Barry White. Barry White, c’est universel, incritiquable, intouchable, le classique par excellence, accessible, entraînant, une musique pour films, pour séries, pour piste de danse, pour soirée, pour journée, seul, pour amoureux, pour amis…
Mais pour moi, Barry White, c’est trop « Barry White ». Ce n’est pas par souci de me distinguer, ou pour le plaisir d’être anti-consensuelle, que je n’aime pas Barry White. Non. Ce n’est pas sa voix que je n’aime pas. Ni l’homme. Ni le rythme. Je n’ai rien contre les paroles non plus.
En réalité je ne sais pas pourquoi je n’aime pas Barry White.
Je ne déteste pas, non plus. C’est juste que je n’aime pas Barry White. C'est tout.