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Une maison mobile pour des mots de moi, de vous, qui ferez trois p'tits tours et vous en irez, après avoir mis trois p'tits mots si vous en avez envie

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Du désir

Désirer, anhelar en espagnol pour désirer encore plus fort.

J'aime ce mot car il sonne comme haleine, haleter, comme les chiens happent l'air plus vite pour en avoir plus, plus, plus.
Le désir fonctionne ainsi. Il exige toujours plus. Il veut un regard, puis une odeur, le grain de la peau, une bise sur la joue, une intimité, des sourires, des regards (passés au pluriel), puis il se fait plus impérieux, il veut une respiration, des lèvres, le contact des deux mains, il veut un baiser, absolument, puis d'autres, de la langueur, de la lenteur, du temps, du temps, puis il pousse encore et il veut une, deux, plusieurs étreintes, et puis une nuit complète, et puis des chaussettes, des caleçons à laver, des disputes aussi pour pimenter, du temps, du temps, et puis il veut un autre regard, une autre odeur, le grain d'une autre peau, une bise ailleurs, une intimité différente, des sourires nouveaux qui font chavirer le coeur, des regards de cette autre personne...
Le désir est un enfant gâté.

Sommes-nous tous des enfants gâtés ? Pourris ? ou cette question n'a-t-elle même pas lieu d'être... un désir humain comme nous, simplement, humains, un peu trop et puis c'est tout ?

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J
<br /> oui sans doute un enfant gâté, en tout cas c'est bien de savoir le reconnaître ;)<br /> <br /> <br />
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C
<br /> Je ne sais si le désir en veux toujours plus. Mais il me semble être un besoin. On le cherche, on le traque, on le guette au fond de nous. Il terrasse, il embrase. Ce n'est pas être enfant gâté que<br /> de vouloir se sentir -du fond des entrailles- vivant,non ?<br /> Très beau texte.<br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> merci C ! j'aime toujours te retrouver ici.<br /> <br /> <br /> <br />
K
<br /> Le désir ne s'arrête pas avec l'étreinte. On voudrait bouffer l'autre, le battre en neige, l'incorporer à soi, s'incorporer en lui, d'où rage, d'où horreur, d'où impuissance, d'où insatiabilité,<br /> d'où jouissance, d'où élan, d'où renne, et caribou.<br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Bonjour Kohnlili, tu m'intringues, on se connaît ? une référence précise, en particulier... enfin ce n'est peut-être qu'une de ces coïncidences de la toile, heureuse, et que je salue puisque<br /> voici un nouveau lecteur (ou nouvelle lectrice). En tout cas, j'aime bien le battre en neige, bien dit..<br /> <br /> <br /> à bientôt<br /> <br /> <br /> <br />
D
<br /> Hum ! Compliqué cette affaire de désir. Je ne crois pas qu'il soit un enfant gâté. Mais je ne sais pas ce qu'il est. Alors...<br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> quelque chose d'un petit chef en tout cas ?<br /> <br /> <br /> <br />
B
<br /> C'est drôle, j'avais lu "un désir inhumain..." comme si cela nous semblait parfois ne pas être de cette terre...<br /> J'aime ton texte, qui illumine ce qui est sans mot.<br /> <br /> <br />
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