Une maison mobile pour des mots de moi, de vous, qui ferez trois p'tits tours et vous en irez, après avoir mis trois p'tits mots si vous en avez envie
Est-ce que ça vous arrive, à vous ? Je me suis fait la réflexion cette nuit, dans un demi-sommeil. Je m'endors, petit à petit, difficilement. Quelqu'un parle - un voisin par exemple - un bruit - qui pourrait me réveiller tout à fait, m'énerver, m'empêcher de tomber dans les bras de Morphée. Mais non, c'est l'inverse qui se produit : le son me sort de mon demi-sommeil, pour me précipiter dans le sommeil.
Comme s'il me sortait de moi, mettait un terme à ces réflexions ou pensées superflues et encombrantes qui me tenaient en éveil. Et par ce mouvement vers le dehors, vers le pur "monde extérieur", me libérait.
Et là, boum. Je dors.
J'ai fait l'expérience, dans mon demi-sommeil hier soir. J'ai réussi en grommelant à demander à mon chéri qui lisait à côté de me lire une phrase de son livre. Ca m'a paru un vrai charabia. D'autant que, quand il lit à voix haute, sa diction est tellement rapide que c'en est presque incompréhensible. En l'occurrence, ça n'avait aucune importance. L'essentiel était que sa voix, ces mots, sortis d'un contexte qui m'était étranger, m'avaient à leur tour sortie de mon contexte. Et ça a marché. Je me suis endormie.
Oh ! une découverte scientifique ! à publier dans Science & Vie ???