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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 13:35

 

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Que c'est bon de poser "sa" journée, d'avoir "sa" journée : reprendre possession de son temps, des fils de sa pensée, les laisser s'emmêler, s'envoler, se reposer à leur gré. De voir l'heure et non pas la regarder, en s'étonnant, au milieu d'une continuité libérée, se dire, tiens, peut-être que la lessive a fini de tourner, peut-être que l'eau chaude est revenue, peut-être que je pourrais aller voir mon amie en repos maladie, peut-être que je pourrais songer à me faire une soupe chinoise ou une pizza, ou plutôt un café, d'ailleurs commençons par allumer une cigarette, passer d'un compte facebook à l'autre, ouvrir un bouquin - bien écrit, le Marbeck, ouvrir une fenêtre, il fait bon, j'ai ma journée, ma journée m'a pour elle toute seule, on est ensemble, ma journée, ma chienne et moi, au milieu des arbres et de l'herbe, avec une musique un peu jazzy et celle des oiseaux qui vont très bien ensemble.

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 14:38

Le désir amer sur une plage asséchée

Les cailloux sales une barque abandonnée

Le temps est figé la brume disparue les mouettes ont déraillé

Pas de bruit que la rumination du départ des absences

Une rumeur usée

Un monde oublié une terre enterrée

Un air rebattu - cyclique

Trotte dans la tête

Métronome dément

La folie de l'air sec - un vent chaud qui ne souffle même plus

Des gris des ocres et du vide la poussière


Les souvenirs ont volé la parole s'est perdue

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 13:04

les gouttes sur le pare-brise, les gouttes sur les lunettes, les gouttes qui s'infiltrent dans les chaussures, les gouttes qui réveillent au milieu de la nuit, les gouttes sur le cuir chevelu, les gouttes partout qui gouttent, qui mouillent, qui glacent, qui glissent, et le ciel sombre, la nuit en été, l'hiver à midi, les bus qui éclaboussent, les collants qui collent... Le mois de juin a mis son masque de glace, il paraît que c'est la faute à Barnabé, qui a coupé l'herbe sous le pied, d'un autre saint, c'est sans queue ni tête, ou bien, c'est dans l'autre sens, l'autre saint, qui a cassé un miroir, ou qui n'a pas regardé dans les yeux en trinquant, ou qui a vu un chat noir, que sais-je, quarante jours, disent-ils, la quarantaine pour tous, qui voulons du soleil, la quarantaine pour les robes d'été, enfermées dans un placard, quarante jours sans lumière, quarante jours sans linge qui sèche, quarante ! non, non, ce n'est pas possible !!! Enfermez / Barbabé ! Enfermez ! Barbabé !

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 10:27

Elles montent et descendent, voltigent et retombent, comme les balles multicolores d'un jongleur habile. Et suivant ces folles courbes dessinées, tu as faim, ou pas, tu dors ou tu sautilles, tu t'énerves, somnoles, tu aimes, tu désires, tu t'ennuies, tu grossis, tu maigris, tu tombes enceinte ou t'y refuses, des poils te poussent, des seins, du sang, des larmes...

Humeur, humeurs, c'est elles qui te font, ô tes maîtres, la science le prouve, à toi l'insecte impuissant soumis aux lois de la chimie, de la biologie, de la climatologie, et qui te crois malin !

De Dieu ou du Diable, qui est le plus fort ? Les T3, T4 et autres TSH, enzymes, testostérone, machinchoses réservés à un public averti.

Eh oui, c'est comme ça, faut le savoir, tu n'es qu'humain, trop humain...

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 15:25

Je mange un flan - là, tout de suite, et c'est vrai, la preuve, je tape avec un seul doigt de la main gauche, car je le mange directement, de la main à la bouche, et c'est salissant.

Je suis à mon bureau,  dans l'agglomération bordelaise, il fait très beau dehors, de ces journées où le ciel est pleu pétant les rayons du soleil crus et on se croirait pendant les grandes vacances, ailleurs, enfin, je suis au frais dans mon bureau et je mange un flan - je croque dedans sans me presser, pour faire durer le plaisir, et aussi parce que j'écris, en même temps, je ne peux pas tout faire.

(hop, une bouchée)

(il est très bon)

Mais voilà. Je crois bien que je n'ai pas mangé de flan (cette sorte de flans que vendent les boulangeries françaises, un peu épais, gélatineux, posés sur une fine pate à tarte, de couleur jaune vif, recouverts sur le dessus d'une pellicule brune) depuis cette époque qui est en train de devenir lointaine, où j'étais étudiante, à Paris, où je passais mes journées entre bibliothèque universitaire et amphis, et où ma pause du midi consistait à acheter le sandwich le moins cher possible - ce qui limitait le choix à rillettes ou saucisson, mais je n'aime pas le saucisson - et le dessert qui conjugue au mieux petit prix et effet bourratif. Je me retrouvais donc, assise sur le rebord des fontaines qui décorent la place de la Sorbonne, à manger d'abord un sandwich rillettes, puis un flan jaune vif, de ces flans qu'on trouve dans les boulangeries françaises, qui pèsent assez lourd dans la main et qui n'ont rien à voir avec les flans espagnols ou marocains, plus légers, à porter et sur la palais, qui tiennent plutôt, suivant le vocabulaire de la pâtisserie en vigueur ici, de la crème caramel - mais en meilleur.

Je me vois donc, par un effet qui ressemble au dédoublement opérant dans les rêves, assise sur ce rebord, à rêver d'enlever mes chaussures, mon jean, et de plonger dans la fontaine - les fontaines me font toujours cet effet - à défaut d'aller à la plage, tout en me disant que c'est tout de même beau, Paris.

Je retournais alors m'enfermer à la bibliotèque Sainte-Geneviève, assembler des fragments d'ouvrages, l'un en appelant un autre, par cette correspondance magique des bibliographies - sorte de jeu de piste livresque et sans fin.

Il me semble entendre le bruit de l'eau des fontaines de la place de la Sorbonne.

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 12:56

Est-ce que ça vous arrive, à vous ? Je me suis fait la réflexion cette nuit, dans un demi-sommeil. Je m'endors, petit à petit, difficilement. Quelqu'un parle - un voisin par exemple - un bruit - qui pourrait me réveiller tout à fait, m'énerver, m'empêcher de tomber dans les bras de Morphée. Mais non, c'est l'inverse qui se produit : le son me sort de mon demi-sommeil, pour me précipiter dans le sommeil.

Comme s'il me sortait de moi, mettait un terme à ces réflexions ou pensées superflues et encombrantes qui me tenaient en éveil. Et par ce mouvement vers le dehors, vers le pur "monde extérieur", me libérait.

Et là, boum. Je dors.
J'ai fait l'expérience, dans mon demi-sommeil hier soir.  J'ai réussi en grommelant à demander à mon chéri qui lisait à côté de me lire une phrase de son livre. Ca m'a paru un vrai charabia. D'autant que, quand il lit à voix haute, sa diction est tellement rapide que c'en est presque incompréhensible. En l'occurrence, ça n'avait aucune importance. L'essentiel était que sa voix, ces mots, sortis d'un contexte qui m'était étranger, m'avaient à leur tour sortie de mon contexte. Et ça a marché. Je me suis endormie.
Oh ! une découverte scientifique ! à publier dans Science & Vie ???

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 14:14

Cette couverture de magazine aperçue au kiosque en achetant mes Lucky ce matin : "Le travail nuit-il à la santé ?"

Une question cruciale, un média des plus sérieux, mais je n'avais pas le temps de m'y arrêter, il fallait que j'aille travailler. De toute façon, mon travail ne me rapportant pas beaucoup de sous, je ne peux m'offrir tous les magazines qui me tentent comme ça. Et de toute façon, comme j'ai un travail la journée, et un autre le soir, je manque de temps, pour lire...

Mais je me pose quand même la question, avant que l'ordinateur que j'ai au travail ne me rende complètement chèvre, puisqu'il lui faut littéralement cinq minutes pour ouvrir chaque fichier sur lequel je travaille, et pendant que j'attends de pouvoir faire mon travail : le travail rend-il fou ? le travail ne nous prend-il pas tout ? le travail nous apporte-t-il vraiment ? à part de quoi manger ? un peu ? à peine, parfois ? Les gens travaillent pour... ne pas perdre leur travail, dit-on. Et ceux qui n'ont pas de travail. Qui cherchent un travail. A qui on en refuse. J'ai connu, ça. C'est dur. C'est très très dur. Alors ???

Je m'excuse, ma réflexion n'est pas très aboutie. C'est que j'ai du travail. Je n'ai pas le temps, pas la tête. Et que mieux vaut ne pas bloguer sur son lieu de travail. Ou on risque les contresens, les contretemps, et puis aussi de perdre son travail...

 

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 13:17

Inutile de chercher un joli sens caché lacanien, tentation à laquelle je suis obligée de renoncer -  l"émoi sans hère, les "moi" s'enherrent, les moissans errent, non, vraiment, ça donne rien, dommage.

Les mois sans "r" c'est juste le négatif des mois en "r" comme septembre, octobre, novembre.... jusqu'à mars, avril. Ce sont les autres, fin du printemps et été, ceux où les huîtres sont laiteuses.

Faut bien qu'elles se reproduisent, pauv'bêtes, d'ailleurs si on veut en avoir l'année prochaine...
Enfin bon, c'est quand même meilleur, quand elles sont claires, fines, transparentes et légères dans leur lit de nacre.

C'est quand même bien moins appétissant quand elles sont toutes gonflées d'un lait rosé qui éclate dans la bouche, s'épate sur le palais et s'agglutine sur la langue.

Mais c'est bon quand même, parce qu'on ne les déguste pas de la même manière. Parce que les huîtres, les mois sans "r", c'est aussi les mois où on est pieds nus dans les tongs, où on cherche l'ombre sur l'asphalte du marché de Montalivet, où il faut vite vite boire le petit verre de vin blanc qui les accompagne, avant qu'il ne soit trop chaud, où les pores se resserrent et brunissent sous les rayons du soleil, où la tête cogne et réclame une sieste, une sieste...

Donc on ne va pas se plaindre, on va oublier le lait, essayer - même si on sait que c'est peu efficace - d'écarter le blanc avec le couteau, fermer les yeux et garder le sel, l'eau de mer, l'odeur d'iode et le goût du bonheur, garder ce qui en vaut la peine, car "r" ou pas "r", c'est quand même bon, les huîtres, quoi.

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 18:09

FLOWERS1-1.jpg

 

Est-ce que les fleurs, c'est kitsch ?

Moi je les aime, surtout certaines.
Comment trouves-tu cette oeuvre ?

Oh, moi, j'y connais rien, à l'art contemporain.

Est-ce que tu aimes le chocolat ?

J'aime de moins en moins, je crois.
Est-ce que Dieu existe ?
J'en sais rien. Je crois que je n'y crois pas mais une place, une structure, demeure.
Est-ce qu'il fait beau demain ?
Ils ont dit que ce serait mitigé, mais la météo...

Que veux-tu faire quand tu seras grand ?
Astronaute, ou bien footballeur - ou construire des bateaux, aussi.

Est-ce que tu m'aimes ?
Oui je t'aime, mais j'aime aussi Philippe,
et Stéphane, et Steven...


Des questions, à l'infini ; des réponses, un infini démultiplié. Faudrait pas poser de questions. C'est une façon de s'accrocher, dans le tourbillon - à moins qu'on n'aime les tourbillons. Peut-être, des fois, ça dépend des moments. Ca dépend des gens. Ca dépend du temps qu'il fait. Ca dépend, pas le chocolat au lait. Mais d'abord qu'est-ce que tu entends par "aimer" ?

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 18:09
quand on est malade, on est malade, ça  s'appelle une lapalissade.
On n'est même pas cap... de rien... on a envie de pas grand-chose, et ... on passe la journée, au mieux, à somnoler; au pire, à somnambuler, à moins que ce ne soit l'inverse... on ne sent ni les heures, ni même sa propre peau. On a chaud, on a froid. On s'endort d'un coup et puis on se réveille trois heures après. Une gastro de rien du tout et voilà, il n'y a plus d'abonné au numéro... Il n'y a plus qu'un abruti au bout du fil, ahuri par la fièvre ou les comprimés, par les microbes qui grignotent le cerveau ou d'autres trucs à l'intérieur.
Oui c'est ça un abrutissement un ahurissement - comme n'être plus qu'un corps et rien d'autre.
Etre malade ça ressemble à une lapalissade : ça n'avance pas. c'est tout pareil. c'est comme ça. c'est tout. On va pas en faire une maladie.




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