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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 20:09

Le malentendu est admirable. Il est riche, peut être très amusant voire constructif.

Connaissez-vous l'option, dans les blogs, qui permet de consulter la provenance de certains visiteurs de vos pages, de manière très précise quand ils atterrissent chez vous via les moteurs de recherche ?
Eh bien elle indique :

- soit les personnes (on ne sait jamais qui) qui cherchent précisément votre blog

- celles qui cherchent à lire des pages concernant des éléments que vous développez - exemple, vous parlez d'un livre, et ils atteignent la critique que vous avez écrite en tapant le titre de ce livre

- celles qui demandent quelque chose, et par le plus grand de ces hasards créés par l'association de mots - les statistiques informatiques - le référencement des tags - tombent chez vous.
C'est cette dernière catégorie qui me plaît le plus.
Récemment, certaines personnes ont consulté ce blog alors qu'ils ont cherché, sur Google ou autre moteur :

 

- "Baise en mobilhome"

- "Brigitte m'aime"

- "Chanson qui passe en ce moment sur fun radio divine sublime"

- "pipi caca crotte de nez"

 

 

J'espère qu'il y en aura d'autres - à suivre.

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 19:55

En un mot, je dirais... "prude".

Voire nunuche.

Voire carrément chiant, par moments.
Certes, je suis allée au bout - ce à quoi je ne me force jamais.
Mais cette histoire de nuit de noces où se croisent les hésitations angoissées du jeune époux et de sa nouvelle mariée - vierges tous les deux - l'un comme l'autre ne sachant ni comment s'y prendre, ni ce qu'en pense le partenaire - et qui tournent en rond... ne m'a vraiment pas convaincue (pas plus que ne me séduisent ces plages grises d'une froide Angleterre).
On pourrait prendre cette scène récurrente et centrale comme un point de départ, un prétexte à ces retours en arrière narrant la vie des deux protagonistes...

et puis ce n'est pas mal écrit...

Ce livre a plutôt bonne presse, du reste.

mais bon :

Tout le long, on a envie, pardonnez-moi l'expression, qu'il la lui mette une fois pour toutes et qu'on n'en parle plus...

 

 

 

 

Sur-la-plage-de-Chesil.jpg

 

 

Ian McEwan, Sur la plage de Chesil, traduit de l'anglais par France Camus-Pichon, Folio.

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 19:29

Il y en a bien qui s'arracheraient aux enchères des bidets... ou des toiles blanches...

alors pourquoi pas un truc comme ça ?

 

 

AVANT

 

DSC00357.JPG

 

 

 

APRES

 

LaBrosse.jpg

 


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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 19:29

 

 

Thiefaine_2011.jpg

 

 

Belle découverte que ce HFT. (il était temps, me direz-vous)

- Un vrai écrivain.Avec des textes fous de beauté, poésie crue.  - Un vrai musicien - Un vrai interprète. Un timbre incroyable, unique, des intonations profondes qui ne peuvent pas laisser indifférent, et une diction remarquable, aussi. - Un vrai artiste au sens où il innove, et dans la durée. Ses chansons ne se ressemblent pas - mais toutes elles lui ressemblent. Et puis, avec cette discographie, il y a de quoi découvrir...

 

Au fait, "l'amour, de l'art ou du cochon ?"

 


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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 10:33

 

 

 

 

Cette reprise par Malia est belle - mais je n'ai pu trouver la version de Carlos d'Alessio.

 

India Song, le film de Margerite Duras. 1975. Delphine Seyrig et Michel Lonsdale.
Osé. Particulier.

Esthétiquement c'est une gageure. Filmer un château de Bourgogne, ces personnages immobiles, pour donner l'illusion qu'on est à Calcutta et que ces personnages parlent.

En réalité les voix sont off, la caméra est toujours à l'écart. On ne voit jamais le tableau d'ensemble. On ne voit que ce qui est hors champ.

Et l'obsession.

L'encens qui fume, les roses roses, la pénombre. Des silhouettes et des voix. Comme si on était dans l'idée, dans l'abstrait.

Une ambiance et des histoires croisées qui s'annulent. Des personnages qui s'annulent - ne supportent pas, jamais. La chaleur est trop forte, la mousson, l'amour, tout est insupportable.

La folie qui guette comme ce miroir omniprésent où tour à tour ils viennent se dédoubler.

Les plans fixes, ou si lents qu'on se demande quand, le mouvement.

Une sensualité.

Une lenteur - gênante, parfois.

Des paroles pour rien qui s'annulent elles aussi.


En revanche, le mouvement, l'énergie, sont dans la musique. Une musique qui fait le film, la réalisatrice lui a donné tout le champ, tout l'espace. Et cette musique est si belle, si pleine, qu'effectivement, le reste...

Elle le dit, Marguerite Duras :

"À vrai dire, je ne sais pas trop d’où il vient Carlos d’Alessio, on dit du pays argentin, mais lorsque j’ai entendu sa musique pour la première fois, j’ai vu qu’il venait du pays de partout, j’ai vu des frontières aplanies, des défenses disparues, la libre circulation des fleuves, de la musique, du désir, et j’ai vu que j’étais aussi bien de cette nation argentine que lui, Carlos d’Alessio, de ce Viêtnam, du Pacifique Sud, quelle joie, j’ai été heureuse, et je lui ai demandé de faire la musique pour un film de moi, il a dit oui, j’ai dit sans argent, et il a dit oui, et moi j’ai fait les images et les paroles en raison du blanc que je lui laissais pour sa musique à lui..."

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 21:42

 

 

scene.jpg

 

 

 


Rien, ce que tu veux, n'importe quoi ou qu'importe, c'est l'été, c'est le mois de juillet, c'est le soir et il fait jour, et les villages s'habillent de musique, de photos, de gens en short qui applaudissent et dégustent des bières nouvelles, des basses dans les oreilles, des rockers new-yorkais, des lumignons et des scènes en bois. c'est la saison du farniente et des festivals, des routes de campagne où le soleil traîne des pieds, c'est la fête de la musique, des clowns, des bénévoles et des régisseurs, quand Fip se déplace de Marseille à Montréal, et c'est sympa, et c'est paisible, et dans l'Entre-deux-mers, et dans le Médoc, à Carcassone ou Avignon, à Marciac, et même à Cenon, on se dandine doucement pour pas renverser son demi.

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 20:06

Il y a ces personnes - comme des phares - autour de nous.
Des gens qui illuminent nos vies - tous les jours ou moins souvent - certains brillent au loin, d'autres tout près, certains une fois - qui se prolonge - d'autres régulièrement. Ils disent une phrase qui reste, planante de tout son sens. Ils émettent un regard qui va briller longtemps dans notre tête ou derrière, dans l'inconscient. Ils sont une présence, une existence, réconfortantes. Un rire comme un moteur. Des mains qui bougent quand ils parlent, et qu'on aime. Ils sont une fulgurance sur le chemin, on est heureux de les croiser, de se les rappeler, de les appeler. Ils sont une foule de bonnes intentions, d'intelligence, et si l'on tisse mentalement une toile les rejoignant, ils sont ce lien qui nous donne le plaisir d'être là. L'espoir de le garder.

Collègues, professeurs, anciens amis, voisins, boulangère ou vendeur de limonades sur la plage, amis ou amis d'amis, clients ou fournisseurs, anonymes parfois, célébrités peut-être, ils réconcilient toujours. 

Il faudrait s'endormir chaque soir en tentant d'en convoquer un.

 

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 22:18

 

 

5fois2.jpg

 

 

Inutile de chercher à préserver le suspense : dès le début de ce film on en connaît la fin. C'est l'originalité de 5 x 2, de François Ozon, qui relate une histoire d'amour en cinq épisodes - la rencontre, le mariage, la naissance de l'enfant, une soirée de la vie de famille, le divorce - mais du dernier au premier.

C'est finalement banal, mais c'est cette banalité qui est peut-être l'héroïne de l'histoire, où tous pourront s'identifier, et où la lecture des textes de loi entourent un amour qui durera quelques années. Mariage civil, jugement de divorce.

Une réflexion joliment illustrée (notamment par la musique, et par le jeu des acteurs, avec une Valeria Bruni-Tedeschi décidément toujours si naturelle) sur le couple, ses fondements, son sens, sa fragilité - son impossibilité ? ou du moins son inscription forcée dans une durée limitée - c'est ce que suggèrent les modèles des différents personnages principaux et secondaires. 


(Un bon moment - mais tout de même loin, artistiquement, de ces pics délirants des anciens films d'un Ozon qui osait)


 

5x2 de François Ozon, avec Valéria Bruni-Tedeschi, Stéphane Freiss, Françoise Fabian, Michael Lonsdale - 2003.

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 16:35

Hier la banlieue de Casablanca route chaude et brume sale les automobilistes accélèrent pilent et font des zig-zag

une côtière verticale qui longe l'océan et d'un coup, on se demande pourquoi ici, là, maintenant, un panneau "brouillards fréquents". Et en effet la lumière crue du soleil se fait plus grise moins chaude la mer disparaît et juste après ces blocs d'immeubles comme des sardines hirsutes jaune-gris et démultipliés puis une odeur... une plaine multicolore c'est la banlieue du bidonville c'est la poubelle de la ville c'est les plastiques et les chèvres rachitiques qui s'y perdent à la recherche... une plaine d'ordures ceinturant les petits cubes de tôle bricolés à la main

et ce roman génial qui me revient - noir, pourrait-on dire, mais sa couleur est plutôt l'argile l'aride l'été australien qui n'en finit pas - Cul-de-sac (plus récemment traduit, et c'est dommage Piège nuptial). Le héros est drogué à son insu et se réveille séquestré, le jour de son pantomimique mariage. Dans une cité de fous - une communauté bizarroïde vivant en autarcie au milieu du désert australien. Cherchant à s'enfuir, il se rend compte qu'autour des habitations la rout est à pic, la plaine est infinie, et une montagne de détritus attend le jubilé : ses hôtes les brûlent une fois par an. D'où cette puanteur qui règne comme une chape superposée à celle de la chaleur.

 

 

KennedyCuldesac.jpg

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 20:54

 

 

book_cover_les_vivants_et_les_ombres_12018_250_400.jpg

 

Vraiment, un excellent moment de lecture.

Diane Meur signe ici une saga dans la Pologne du début du 19e au début du 20e siècle et nous donne une occasion de découvrir l'histoire d'une région déchirée entre conflits sociaux et nationaux. Un pan d'histoire que nous connaissons mal mais un terreau extraordinairement riche pour le roman.

En effet, depuis une maison - une maison narratrice, parti pris original et non dénué d'intérêt -, se vivent déchirements humains et (inter)nationaux, imbriqués les uns dans les autres, horizontalement et verticalement, puisque les générations se télescopent et se transmettent, un peu à la Zola (mais en mieux !), des "failles" et des ombres.

On s'attache à chaque décennie mais la suivante arrive toujours avec son lot d'intrigues qui redynamisent l'histoire et font renaître de nouvelles parties du roman auxquelles on s'attache vite et passionnément. Le rythme est tenu, de la première à la 630e page. Les personnages sont nombreux mais bien caractérisés et authentiques sans jamais tomber dans le cliché. Et si parfois  l'on frise le mélo une certaine tension tient toujours la barre de la vraie bonne littérature, celle qui absorbe et retient. Vraiment bien. 


 

 

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