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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 18:09
quand on est malade, on est malade, ça  s'appelle une lapalissade.
On n'est même pas cap... de rien... on a envie de pas grand-chose, et ... on passe la journée, au mieux, à somnoler; au pire, à somnambuler, à moins que ce ne soit l'inverse... on ne sent ni les heures, ni même sa propre peau. On a chaud, on a froid. On s'endort d'un coup et puis on se réveille trois heures après. Une gastro de rien du tout et voilà, il n'y a plus d'abonné au numéro... Il n'y a plus qu'un abruti au bout du fil, ahuri par la fièvre ou les comprimés, par les microbes qui grignotent le cerveau ou d'autres trucs à l'intérieur.
Oui c'est ça un abrutissement un ahurissement - comme n'être plus qu'un corps et rien d'autre.
Etre malade ça ressemble à une lapalissade : ça n'avance pas. c'est tout pareil. c'est comme ça. c'est tout. On va pas en faire une maladie.




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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 09:29
J'avais juste envie de vous faire écouter ça...
La musique et les fleurs, et les livres et
la couleur, la musique, et les mots, pour rendre la vie plus belle

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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 20:14

lapine.jpg

Hé ! Bonjour, Madame de Lapine
Que vous êtes jolie !
Comme vous me semblez belle !
Sans mentir, si votre bavardage
Se rapporte à votre pelage,
Vous êtes le phénix des cunniculi de ces Pâques
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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 11:57
Valise, coffre, panière, billets de train, billets d'avion, le plein d'essence, penser aux CD pour la route, une bouteille d'eau aussi, l'appareil photo le caméscope, le maillot de bain les tongs, des sandwichs peut-etre et des devises, les chaussures pour marcher, l'oreiller pour dormir, les piquets de tente, les ski, plus c'est gros plus on risque d'oublier, les enfants, le chat, le Routard ou la carte, ou juste la brosse à dent, ou rien, les mains dans les poches crevées, on s'en ira, on s'en va, bouger, bouger bouger !
Changer d'air, de langue, de panneaux d'autoroute, toucher les nuages, manger des tapas, des insectes, boire des alcools de toutes les couleurs ou avaler du peyotl, grouille, grouille, M. et Mme Machin sont demandés d'urgence en porte d'embarquement 12, tant pis pour ceux qui restent, tant pis pour ce qu'on laisse, on décolle, on se casse, on s'marave, ciao la compagnie, adios amigos !

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 15:41
- Il faut absolument que tu apprennes à glisser.
- Oui, c'est vrai.
Connaissez-vous ces figurines à deux sous vendues souvent à la sauvette, bonshommes longitudinaux, aux couleurs fluorescentes, au corps élastique et un peu collant, qu'il faut jeter avec force contre un mur ? Elles s'y collent, alors, et puis font une série de pirouettes, pour descendre, salto arrière, collé, salto avant, collé, et ainsi de suite. La matière est ludique, sorte de caoutchouc mou, qu'on retrouve aussi dans des balles ou autres jouets bon marché.
Certaines personnes ressemblent à ces petits bonhsommes. Elles collent aux choses, adhèrent aux surfaces sourdes, aux parois aveugles, aux briques froides, aux parpaings gris et rêches. L'exercice du retournement leur est même parfois trop difficile. Elles tiennent un peu de la pieuvre, avec ventouses en guise de peau. L'obstination de leur désir les tient accrochées aux mots, aux énigmes, aux douleurs. Leur chair, leur corps, est tendre, trop tendre. A trop vouloir comprendre, se faire entendre, des fluides, elles s'écorchent ou s'abîment, l'oreille plaquée, l'oeil bouché, les lèvres aspirées.
Je voudrais glisser, glisser, en moto des neiges, sur des skis nautiques, dans une barque ou en montgolfière, entre les nuages. Glisser sur les gens, sur les choses, quitte à m'envoler, et flotter. On s'en fout.
J'ai essayé, une fois, j'avais quatre ans, ou cinq. Pleine d'eau et de savon, dans un hammam, je me suis amusée à de gloussantes glissades. Tout l'après-midi. Je ne pouvais plus m'asseoir, après... toute blessée que j'étais !
Car il faut apprendre, à glisser. On est glisseur ou on ne l'est pas.
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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 11:09
C'est une technique de vente dans un club de gym.
Une personne séduisante vous accueille. Elle vous attend. Elle vient probablement de passer des castings pour être mannequin. En attendant, il faut bien vivre. Alors elle est là, et vous sourit. Puis vous salue, et vous aborde. Décontractée, elle vous pose quelques questions, pour créer du lien, pour vous aider à trouver votre bonheur. Elle porte un tee-shirt vert fluo.
On lui a fait apprendre son texte par coeur. C'est un commercial. Il a dû potasser, répéter, à la virgule et au sourire près. Rien n'est laissé au hasard, jusqu'à l'intonation de sa voix, ici, là, à tel et tel endroit du laïus.
On se demande si le texte est une arborescence, tenant compte des multiples possibilités de réactions du client. "S'il s'interroge sur ci, répliquer ça, s'il émet un doute sur ci, le rassurer que ça..." Mais non. Le texte suit un fil bien précis, il est écrit pour n'admettre auncune question ou interruption d'un autre ordre. Ce discours déguisé en conversation désintéressée est conçu pour que vous réagissiez d'une unique manière : vous taire. Ecouter. Répondre. Opiner.
Le fil, c'est que vous ne puissiez en placer une. La seule alternative serait de taper sur le commercial. Mais vous êtes bien élevé. Donc vous le laissez parler. Vous écoutez. Vous répondez gentiment. Vous opinez.
Les "aptitudes commerciales" sont inégalement réparties. Tout le monde ne peut pas vendre n'importe qui à n'importe quoi. Mais voilà, même si le commercial a les qualités naturelles qui séduiront, allécheront, amuseront, captiveront, et convaincront, on ne lui fait pas confiance. Le naturel a ses failles. On le formate jusqu'à la moindre syllabe. On le robotise. Il ne faut pas risquer de perdre une proie. Et comme lui ne peut pas risquer de perdre un emploi, alors tout est bien balisé.

J'ai eu la chance d'avoir entre les mains la trame de ce questionnaire. Le ton est affable, il faut être compatissant et rapide. Il faut parler beaucoup, vite, les phrases sont longues, les sujets variés, les illustrations nombreuses. On rebondit d'un point à l'autre, dans un ordre calculé pour être discret mais efficace. On aborde l'âge, les enfants, le travail, la silhouette, le mental, les ambitions, le temps, l'argent, les machines, une par une, tout est circonscrit. Tout converge vers la justification, l'évidence ultime : l'abonnement annuel. Le texte contient ces questions, ces transitions, et de nombreuses didascalies - une véritable oeuvre de théâtre - là, sourire ; ici, parler vite ; là, air naturel...

J'oubliais :
Si vous êtes actuellement en recherche d'emploi, vous pouvez postuler en ligne - mais pas en tant qu'éducateur physique ! Non, puisque les cours sont donnés... en vidéo ! Uniquement en tant que commercial. Vous êtes bon, en mémoire ?



PS / un grand merci à Miss Cousine !
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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 19:36
AmalMiroirEauTrafiquee-copie-1.jpg
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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 12:56
Le Maroc en regorge, le Net aussi : ces perles orthographiques, grammaticales, lexicales, et autres pictogrammes désopilants aux façades, sur les enseignes, les cartes de restaurants et j'en passe.

Il faut comprendre le concept : il y a une langue parlée, dans ce beau pays, qui est un mélange d'arabe dialectal (version locale et orale de l'arabe classique ou littéraire) et de français (dans le Nord, l'espagnol remplace le français, le protectorat ayant introduit les deux influences).
Ce mélange est oral. Quand on s'avise de l'écrire, cela donne une transcription de cette langue particulière, qui ressemble étrangement au français...

Quelques exemples :
- Au bas d'une carte de restaurant : "Bonne à pitté !"
- Pour indiquer l'aspect privé d'un lieu : "Interdit aux personnes étrange"
- Dans un restaurant "italien", vous avez le choix entre "Spaguité polonaise" ou "Spaguité polittaine"
- Vous pouvez aussi opter pour l'"Omlite au fromage" ou la "Salade de la pécheur"
- Les toilettes sont indiquées de mille et une manières  : "Twalite", "Toualatte", "Wici" etc
- Vous avez une rage de dents ? Voici où il faut aller : "Mécanicien dentiste"
- Etalage d'une pâtisserie : gâteau rouge orné des lettres : "FRISE"
- En pleine médina, enseigne d'une échoppe de disques : "FNAQUE"
- Pancarte de nom de rue : "Rue Versain Gétorex"
- Enseigne de garagiste (précédé du dessin d'un pot d'échappement) : Réparation des chaquements

... allez voir les images sur Facebook, Youtube... vous verrez aussi les perles prises sur le vif, véhicules surprenants, ânes avec logo Mercedes, matériel de prothésistes dentaires et plein d'autres surprises !



khalti-copie-1.jpg
Khalti veut dire "ma tante" ou... "Tatie"
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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 15:56
 
  • La Garonne est sauvage, elle résiste. Elle prend parfois des allures de chocolat au lait, mais elle se refuse simplement à refléter le bleu du ciel. Elle se veut authentique et aime à revendiquer sa couleur d’origine, le marron de la vase qui la constitue. Certains jours elle se fait plus docile et, pour faire plaisir aux fiers bordelais et aux touristes dont certains arrivent d’ailleurs sur un immeuble flottant de dix étages, par la Garonne, … alors elle obtempère et devient bleue. Elle réserve des surprises à l’observateur fidèle. A la condition de la longer tous les jours de l’année, on peut, un beau matin, être amené à vouloir s’approcher plus pour savoir ce que sont ces impressionnantes plaques au relief inégal d’un vert vif flottant à la surface du fleuve : les lentilles d’eau. J’ai eu ce privilège, à l’époque où je longeais le « Port de la lune » à vélo matin et soir.
  • La Dordogne est un terrain de jeu. Son eau est claire et laisse voir les petits galets sur le sable. On s’y baigne, on y fait du canoë-kayac, on s’y promène en famille, pique-nique à bord, on trouvera une minuscule plage pour l’heure du déjeuner. Et tout autour, la nature est radieuse.
  •  On n’échappe pas au poncif : la Seine est romantique. Sa taille est humaine, sa couleur sombre se prête aux pensées ou aux sentiments profonds. Même les mouettes sont au rendez-vous, une espèce à part ? la mouette parisienne ? domestiquée et grasse comme les pigeons du Luxembourg ? Pas étonnant qu’on y entende toutes les langues, qu’y crépitent tous les modèles de déclencheurs photo. Tout y est, jusqu’aux îles qui, pour être miniatures, n’en sont pas moins peuplées et… pittoresques. Je ne peux m’empêcher d’imaginer l’appartement d’Aurélien, en levant les yeux sur l’angle aigu des façades de l’île Saint-Louis, dans ce roman d’Aragon – à mon sens, le plus beau des romans d’amour.
  • L’Estuaire de la Gironde est mystérieux. Plus grand delta d’Europe, je crois, il regorge de lieux secrets : cavités, îles désertées, épaves, carrelets. Je trouve que le temps gris lui va bien. Personne n’y va jamais, dirait-on. Pourtant, il y en a des choses à rêver, des mélancolies à noyer, des promenades d’hiver, des vaguelettes à écouter. Leur chant est étrange, marron, staccato – le courant n’y est pas une blague.Deux fois par an, mais surtout en septembre, c’est le Mascaret : l’événement qui importe les surfeurs de tout le pays. Qu’est-ce donc ? une vague, dit-on, qui vient de la mer et remonte la Garonne et la Dordogne jusqu’au-dessus de Bordeaux. Il faut le voir pour bien saisir ce phénomène. Il y a d’abord les brouillons, puis la vague, celles qu’ils attendent tous, en amont de Saint-Pardon – un nom délicieux, non ? – que certains auront la chance ou le talent de tenir, debout sur leur planche, jusqu’à ce qu’elle s’éteigne quelque trois cent mètres plus loin. Et puis les dernières répliques, pour consoler ceux qui seront tombés trop tôt.
  •  Le Bouregreg est sympathique. Dans un pays où des plaques indiquent des « oueds » tous les deux kilomètres, pour déboucher sur un mini-pont au-dessus d’un petit lit de roches et de terre qui n’ont pas vu d’eau depuis des décennies, il lutte et serpente, toujours bleu, vaillant, délimitant les villes de Rabat et Salé. Deux ports de plaisance y ont même été récemment construits, mais le plus beau a toujours été – et sera toujours – ces petites barques au corps mort sur lesquelles on grimpe pour faire la traversée, moyennant quelques dirhams. J’ai une photo de mes deux sœurs debout sur une de ces embarcations bon marché, elles doivent avoir 6 et 9 ans. Je n’étais pas née.
 
  • En quittant Marrakech par le Sud, sur le route d’Asni, on croise un fleuve – ou une rivière ? – qui est un jet de tourbillons rouge. Dans un périmètre qui correspond à peu près à la ville (Marrakech El Hamra, la rouge), la terre est rouge. On est tout de même surpris de voir débouler une eau de cette couleur ; comme surgie du sous-sol d’un atelier de poterie, qui descend en gros bouillons rageurs – rouges de colère ? ou de plaisir…

 

  • Le Guadalquivir est chargé d’une histoire lointaine. A Cordoue par un mimétisme sans doute ancestral il revêt la couleur de la pierre, ocre-gris délavé par le soleil. Je ne peux m’empêcher de lire dans ces eaux lisses mais néanmoins puissantes l’époque où cette cité vit s’épanouir l’alliance des trois religions, de la science et de la philosophie. Il faut traverser le vieux pont et monter dans cette grosse Torre de la Calahorra, devenue musée, écouter sentir et deviner cette harmonie qui a fait l’âme de l’Andalousie.

 

carrelet.jpg

Un carrelet sur la Gironde


bouregreg.jpg

L'embouchure du Bouregreg : à gauche, Rabat, à droite, Salé

 

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Le Guadalquivir à Cordoue
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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 10:00

 

Meteo Consult m’envoie un mail, ce matin, « en route vers le printemps ! ». Mais je le savais !

Les arbres ont mis leurs beaux habits : des rubans de la dentelle la promesse du blanc du rouge du jaune et puis un peintre fou ne va pas tarder qui va jeter du vert, partout partout, autour de ma maison mobile.

On vivra comme des écureuils entre les feuilles, comme des koalas parmi les branches, et puis peut-être qu’on sautillera à l’heure de l’apéro.

J’installerai ma guirlande multicolore et ce sera la foire ou le cirque sauvage avec les chouettes les poules les chiens le chat et le faisan qui se plaît bien les libellules et les moustiques – les fruits juteux la pétanque et les étoiles du sud – les tongs les vélos les orteils qui respirent les pieds qui se salissent – le sel autour des lèvres et le reggae – l’odeur des sarments le nouveau goût de tout   

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  • : Une maison mobile pour des mots de moi, de vous, qui ferez trois p'tits tours et vous en irez, après avoir mis trois p'tits mots si vous en avez envie
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