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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 13:19

 


 
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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 13:12

 


The Chemical Brothers - Do it again
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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 18:30

Sur les planches on cherche la chose.
Trouver un personnage, un ton, une épaisseur, va se concentrer dans la recherche de cette quête de la chose.

La voir, la regarder, écouter en soi ce qu'elle va jeter comme son, comme ondes ou comme trouble. Se laisser séduire par " ça " qui, aussitôt trouvé, redisparaît et derrière quoi il faut se remettre à courir ou à fouiller.

Soi-même disparaître bien sûr à la faveur de la chose. S'oublier, se vider comme on se lave de ce qui nous occupait, nous perturbait. Il faut être pur et poreux, pour recevoir.

Loucher, parfois, ou au contraire élancer son regard le plus loin. Se tortiller, au risque de se déchirer un mollet, ou laisser flotter ses mains ouvertes. Défroncer le sourcil ou bien l'écraser, lâcher ses cheveux, ses poumons, entrouvrir les lèvres.

Drôle de rituel, trouverons-nous peut-être. Un brin bizarroïde ou mystico-dingo. Pourtant ça fonctionne. La chose, c'est elle, qui va nous porter, nous remplir, nous déplacer. Il faut savoir lui faire confiance et être sa chose, à la chose.  

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 23:41

J'ai peu d'informations sur ce spectacle de samedi prochain, mais une bonne intuition, connaissant la comédienne/metteur en scène.

Donc, si Maransin (près de Guîtres, au nord de Saint-André-de-Cubzac, 33) ne vous paraît pas plus loin que le bout du monde, allez-y, vous pourrez même être accompagnés de vos bambins dès 6 ans.

 

 

 

Affiche

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 19:18

 

 

 

 

 

 

TxBrigitte2.jpg

 

 

 

 

 

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 18:30

Quand le soleil n'est pas à sa place, que sa lumière est trop blanche, qu'il semble une boule de plastique, inodore et sans saveur, et ne chauffe - ne dupe - personne.

un soleil "gaori", du nord, glacé, une contrefaçon.

alors ce sont les lumières de la nuit qui pourraient ne pas heurter l'oeil, les néons des commerces, rouge ou vert ou bleu, qui s'assument dans leur artifice, n'imitent rien dans un mentir vrai. C'est l'obscurité d'un foyer, d'une ruelle, la lumière d'un feu, l'odeur du bois, qui peuvent, seules, cacher les nuages et tout ce qui est gris.

La nuit pas d'illusion, que l'électricité chaude - même la pluie y est belle avec sa voix noire. 



 

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 20:43

porteclesVAUDOU-copie-1.jpg

 

 

Le fantasme de la toute-puissance.
Pour pallier à la toute-impuissance dont nous sommes pétris comme des petits croissants gras.

Combien de revendications, pour changer une toute petite chose dans ce bas-monde ?
Ces porte-clés et autres mini-poupées ont le vent en poupe. En plus elles sont jolies comme tout. Elles surfent sur l'esthétique de l'humour noir, mais aussi et surtout sur ces restes de superstition qui moussent, quand on n'a plus qu'à dodeliner de la tête, accepter, acquiescer, bien à contre-coeur souvent et en mordant dans son chewing-gum.
Quand on est contraint à obéir ou à attendre. Quand on n'a pas toutes les cartes en main, et qu'alors on les remplacerait bien par des petits jouets tout rigolos, au sourire noir, par des petites aiguilles toutes colorées mais pas moins acérées.

 

 

photo trouvée sur le site d'une papèterie canadienne.

 

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 19:29

 

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 08:00

Tu pourrais m'écrire, pensait-elle. Tu pourrais m'écrire.
Tu pourrais m'écrire, tu pourrais venir me voir, comme ça, à l'improviste ou à la va-vite, l'air de rien, ou l'air de quelque chose. Tu pourrais aussi me téléphoner. Tu pourrais être là à parler avec moi. Tu pourrais...

Puis elle pensa qu'elle ne devrait pas s'adresser à lui. Que les pensées ne sont pas performatives. Que moins elle imaginait sa venue, plus les chances augmentaient qu'il vienne. Qu'elle ferait mieux de penser à autre chose. Alors elle releva la tête, et vit la Garonne, derrière la palissade, avec ses petits tourbillons et ses grands tourbillons et sa couleur chocolat.

Au milieu de ces mouvements circulaires, de ces spirales qui s'enroulaient, se déroulaient, son regard décrocha pour se perdre dans le vide. Où elle le vit. Ses yeux noirs, et elle eut ce petit frisson familier qu'elle avait souvent ressenti quand il la regardait. Et son coeur se serra. Elle ne le reverrait peut-être jamais. Ou au hasard d'un bal, au village voisin. Peut-être qu'il serait au bras d'une autre. Et son coeur se serra encore, jusqu'à ce qu'elle ressaisisse son regard et ses rêveries amères. La Garonne a vraiment une couleur de chocolat. Ou de café au lait. Elle imaginait ces tasses fumantes des bistrots parisiens, où elle allait souvent, petite, séjourner chez son oncle et sa tante. Ils tenaient une brasserie, et elle s'asseyait à une table minuscule, devant une grande tasse bouillante qui lui durait longtemps pendant qu'elle regardait les gens passer. M'sieurs dames. 'Rvoir M'sieurs dames. 

Et s'il venait ? s'il était là, dans la ruelle ? elle tourna la tête - lentement, pour augmenter les probabilités. Mais dans la ruelle il n'y avait que le chat gris de la vieille voisine. Elle s'en voulut d'avoir espéré l'y voir, idiote, idiote. Et elle eut une furieuse envie de chocolat. N'importe quoi, un gâteau au chocolat, un éclair, une tarte, une crêpe, une tablette, du chocolat, fondant, sucré, plein la bouche. Une envie qui pourrait, pensa-t-elle, lui faire prendre son vélo et aller jusqu'au village d'à côté, à la boulangerie, et revenir, bien une demi-heure pour l'aller-retour, pour le chocolat.

J'y vais, j'y vais pas. Et si j'y allais, et qu'entretemps, il venait ? ou qu'il téléphonait ?

Mais il ne téléphonera pas, tu le sais, idiote, idiote. Il a été très clair. Trop clair pour que tu l'acceptes ? Pas assez clair pour être vraiment clair ? Je n'en sais rien, et j'ai envie de chocolat. A la maison, dans la cuisine, il y avait des confitures, une tarte aux mirabelles, délicieuse, du fromage, du jambon. Mais rien au chocolat, et c'est exactement ce dont j'ai envie. Et il n'appellera pas. Il n'y a pas de chocolat. 

Elle s'imagina, ayant mangé sa chocolatine. Sur son vélo, sur la route du retour. Et après ? 

La Garonne continuait d'avancer. En petits ronds, en grands ronds. Le soleil frappait fort. Comment elle peut être aussi marron avec un ciel si bleu ? Idiote. Idiote de Garonne en chocolat. Laide Garonne. Idiote. Idiote. 

 

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 11:38

Il y a le mythe du voyageur, du bourlingueur, du routard sac au dos, à vélo, en train, mobylette ou en stop qui va de pays en pays, salue les peuples et les aéroports, ne s'arrête que pour mieux repartir.
 

 

Et il y a l'autre, celui qui a trop de bagages, ralenti dans son périple, alourdi de nostalgie, de langueur ou de ses souvenirs.

Celui-ci avance et regarde en arrière. Ce n'est pas faute de mettre un pied devant l'autre ou de lever le pouce. Il est empêché par le poids de ce qu'il trimballe. Il voudrait justement oublier, ouvrir les yeux aux routes déroulées sous ses pas. Mais ses épaules sont rentrées, et le brouhaha de ses voix intérieures couvre les sons nouveaux des rues, des pays neufs. Il ne se repose pas quand il dort : il refait le voyage dans l'autre sens. Il va loin, très loin derrière lui, et au petit matin ne peut que sombrer dans la fatigue. Ses malles pèsent, démesurées. Il n'a pas pu les perdre, il aurait voulu qu'on lui vole, mais elles lui sont accrochées comme une continuité de son corps.

Une langue entendue lui en rappelle une autre.

Un soleil qui se couche lui arrache une larme.

Un visage inconnu porte ceux qu'il a quittés.

Les traits, comme une matrice.

Le temps, comme une machine déglinguée, branchée à l'envers.

Les avenirs comme un passé éternel.

Toujours perdu, et qui résonne, fantôme en colère.

 

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