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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 21:41

Avez-vous lu Zola ? la tare ? transmise d'une génération sur l'autre ?

Non ? ce n'est pas grave, de toute façon c'est nul.

Mais ça n'en est pas moins réaliste.

La tare circule comme les gènes le furet ou la rumeur. Dans la famille comme le nom ou le diabète.

Et c'est comme cela que se perpétuent les tordues et les tordus.

 

 

 

La Tordue - Champ Libre

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 20:45

LoinDeux

Un roman magnifique - qui fouille, appuie, la solitude, les mots qui ne disent rien et ceux qui ne se disent pas.

 

C'est beau comme l'écriture de Laurent Mauvignier, des voix des échos des histoires qui se construisent d'un monologue à l'autre, d'un monde intérieur à un l'autre, le silence.

 

 

(juste une petite phrase au hasard)

" Car on rentre toujours à pied. Pas parce que passé une heure il n'y a plus de métro et que ça obligerait à ça, la marche, mais parce qu'il faut ce moment où être seul un peu éloigne de la solitude et vous ramène profond en vous, là où à creuser vous trouvez un espace de repos."


 

Laurent Mauvignier sera samedi 2 avril à la Médiathèque de Gradignan (33).

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 21:23

Un lavabo. A gauche, bleu, l'eau froide. A droite, rouge, l'eau chaude. Jusqu'ici tout va bien et on est tous d'accord.
Sauf que !

Il arrive...

à gauche, l'eau chaude et à droite la froide.

Ou bien le rouge, l'eau froide et le bleu, l'eau chaude.

Souvent il faut faire couler l'eau chaude (froide) un certain temps avant qu'elle devienne chaude. Et là, le doute. Est-ce que le rouge c'est bien le chaud ? Alors je coupe et je fais couler le bleu. Toujours froid. Merde, est-ce que j'avais laissé couler assez longtemps ? Je change. Froid, toujours, mais c'est peut-être normal puisque dans les tuyaux du coup c'était froid, avant. Oh...

Ou : Zut le bleu est à droite et le rouge à gauche. Est-ce que ça veut dire que l'eau chaude est à gauche ? Ou que les couleurs sont juste inversées ?

Je teste et je fais couler et c'est froid, trop froid trop longtemps.
Ou bien je ne teste pas et je me brûle.

Bref. Même les choses les plus simples sont parfois très compliquées.

C'est dire.

 

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 08:36

Même si ça fait peur à la peur, mieux vaut laisser le temps au temps.

C'est pédagogique, paraît-il, la répétition, enfoncer enfoncer le clou-clou, ça rentre mieux-mieux.

Alors je me le répète : laisser le temps au temps, laisser le temps au temps, laisser le temps au temps, comme une formule magique, le dire trois fois et remuer la potion dans le chaudron, mais zut il me manque le bout de la langue d'un caméléon.

QUI A UN UN BOUT DE LANGUE DE CAMELEON POUR MOI S'IL VOUS PLAIT ?

...

 

bon alors il n'y a plus qu'une solution, répéter encore et encore. Se le répéter se l'écouter sur un CD qui tourne en boucle dans la voiture, entre deux pistes de mon texte de théâtre, entre deux répliques, laisser le temps, entre deux rêves éveillés, entre deux coups de fil, au temps, entre deux bouchées, laisser le temps, entre deux pas dans le long couloir, au temps, entre deux regards, laisser...

 

 

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 19:56

C'est intime et universel à la fois. Tout un monde à taille enfantine, on pourrait dire.

La voyageuse fait une pause, sa valise est encore ouverte. Dans l'ombre de sa petite lampe, un musicien envoie des notes en toute discrétion, contrebasse, saxophone, flûte traversière.

Et elle raconte. Un personnage dans un autre dans un autre, une histoire dans un souvenir dans une légende, poupées russes qui s'ouvrent en douceur, déclinant et embrassant la rencontre entre Dang et la Vieille. Un chapeau, une coiffe, serviraient de repère indispensable si on n'avait pas, de manière si frappante, plusieurs personnages bien distincts en une. "Tu fais comment pour changer de voix, Madame ? tu appuies sur un bouton ?" a demandé un petit spectateur épaté, à la fin.

Grâce à ce bouton ce sont des contes du Viet Nam qu'on entend, de vrais beaux contes poétiques et pleins de magie... quand elle éteint la lumière, à la fin, on a presque envie d'avoir un bisou de "bonne nuit"...

 

 

 

 


Affiche

 

 

"Dang et La Vieiile", de et avec Marie Pustetto (Théâtre du Petit Rien), à partir de 6 ans.

Actuellement en tournée en Gironde (infos : theatredupetitrien@club-internet.fr)

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 19:24

Récemment tu écrivais, je retranscris de mémoire, "ça arrive", "ça finit toujours par arriver".

Et j'ai beaucoup aimé ce texte.

Est-ce écrit quelque part, comme on me l'a appris, petite, comme c'est ancré dans la langue, même quand le temps ou les idées l'ont vidé de son sens - le destin. El Mektoub, littéralement, "ce qui est écrit".

Ce n'est pas forcément une fatalité ou une transcendance. Le bois travaille. L'humidité gagne. Le métal rouille. Les dunes disparaissent. Les enfants grandissent. Puis les rides se creusent. Les idées pointent. Les anges passent. Les continents se déplacent et se rongent. L'inconscient comme le sable comme la peinture comme le cuir comme tout - bouge.

Le mouvement est partout imperceptible dans le petit, dans le grand, dans l'entre-deux et dans l'imperceptible.

Hein, ya que les imbéciles qui changent pas d'avis, y paraît.

 

 

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 08:00

C'est Anne Le Sonneur qui envoie le défi :

Prenez une recette de cuisine. Sélectionnez 5 noms d'ingrédients ou/et d'ustensiles et autant de verbes d'action.

Battez ces mots dans un saladier métaphorique, fouettez-les à grand renfort de comparaisons. Saupoudrez de quelques oxymores, litotes ou autres figures de votre goût. Faites fi de la gourmandise ! Brûlez la recette. 

Puis, écrivez un texte descriptif (paysage ou portrait) qui tourne dos à la cuisine. Toute cuisson, tout présentation stylisitiques sont accueillies. 

PS. Vous pourriez faire figurer le titre du texte source, de la recette qui vous aura inspirés... 

 

 

 

 

 

Le voilà qui arrive. Je le regarde en coin : avec sa tête de petite pomme, à chaque fois que je le vois, il me fait cuire depuis des semaines.

 

Je m'approche discrètement, l'odeur de sa peau est un méli-mélo de gingembre et de cannelle. Une odeur qui me fait suer...

 

Une demi-seconde, nos regards se croisent et dans ma tête tout se mélange. Mon cerveau devient un liquide sirupeux. Je me laisse aller à regarder son petit cul sous le pantalon bleu que j'aimerais tant le voir enlever un jour. Inutile d'ajouter que ce mec-là, je l'enfournerais bien 5 minutes pour le croquer tout chaud.

J'y peux rien, quoi... si au moins il avait pas ce sourire bouillant... j'y peux rien...

 

 

  

 

 

 

Voici la recette source (qui met, je trouve, en appétit). Je l'ai trouvé en tapant "recette au hasard" sur marmiton.

 

Gratin de pommes d'or et lardons aux épices
Couper les pommes d'or, enlever la peau et les pépins. La peau est très épaisse et il s'agit certainement de l'opération la plus difficile de la recette. 
Éplucher les pommes de terre et les couper en morceaux.
Faire cuire les morceaux de pommes d'or et de pommes de terre à la vapeur (10 à 15 min). Les morceaux doivent être fondants.
Pendant le temps de cuisson, couper l'échalote en petits morceaux.
Dans une casserole à fond épais anti-adhésive, mettre l'échalote à suer avec le cumin et la cannelle (sans matière grasse). Remuer pendant 30 sec à 1 min.
Ajouter le vinaigre balsamique et mélanger énergiquement (30 sec à 1 min environ). Ajouter la farine et mélanger de même (30 sec à 1 min).
Mouiller progressivement avec le bouillon de légumes (au fouet pour éviter les grumeaux), jusqu'à obtenir la consistance d'un liquide sirupeux. Il est possible que vous n'ayez pas à mettre toute la quantité de bouillon en fonction de la qualité de la farine utilisée.
Ajouter le gingembre et le poivre en fin de cuisson, ainsi qu'une légère pincée de sel (en fonction du bouillon que vous aurez utilisé - avec certains bouillons, il ne faut pas ajouter de sel du tout).
Mélanger dans un plat à gratin les pommes d'or, les pommes de terre, les lardons crus et la préparation épicée. Couvrir légèrement de comté râpé et enfourner à four chaud, 210°C (thermostat 7), pour 25 min environ (le temps que le comté soit doré).

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 22:27

 

 

Cette chanson est terrible, terrible.
Ici c'est Natacha Atlas qui la reprend dans une version à te mettre la chair de poule - la chair de poule

Elia Suleiman, réalisateur palestinien est aussi acteur dans " Intervention divine"

sublime

au feu rouge il est arrêté dans sa voiture à côté d'un israelien et là, jaillit de son poste radio, ceci :


 

 

il n'a même pas à dédaigner l'autre, la chanson dit tout

une chanson déjà transcendante à la base, deux autres versions à l'appui pour ceux qui ont du temps :

 

 

 

 

mais alors, quelle merveille  et ce film est un chef-d'oeuvre, de ces films qui ont besoin de si peu de mots pour dire tant de choses, d'un oignon pelé devant son père pour justifier les larmes, d'une pudeur et d'une puissance....
à voir, à voir, à revoir.....

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 14:22

Après avoir tout oublié des Pensées de Pascal, il me reste ceci, tout de même : "Le moi est haïssable".

Une phrase qui résiste dans un coin de ma tête, depuis une douzaine d'années.

Cette phrase qui m'a servi de censeur - ou de prétexte ? pendant des années d'écriture solitaire.

Si le moi est haïssable et que je ne sais écrire qu'avec moi, alors écrire, pour moi - et pour tous ceux qui écrivent à la première personne, et pour tous ceux dont le moi ne sait que transpirer indiscrètement et impudiquement de tous leurs écrits - est haïssable.

Dont acte.

Et puis j'ai changé. Je me dis qu'à parier ainsi, contre "moi", je ne gagnerais pas. Que j'y perdrais, même. Qu'une telle attitude était contraire à ma position dans la nuance, toujours. Que c'était même dangereux, car de l'écriture, à tout le reste, il y a peu de chemin et que je risquais de m'enfermer dans un silence - voire une auto-détestation - handicapants et ravageurs.
Donc je me dis merde, je raconte ma vie, ou d'autres vies, ou n'importe quoi d'autre, avec un moi au trot, au galop, pour conduire la voiture, et que Pascal me le pardonnera, et que s'il ne me pardonne pas, j'aurai, au moins, tenté quelque chose, pris la route. 

 

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 13:15

et ce moment risque de se prolonger un bout de temps. Si vous voulez me joindre, écrivez votre message sur un petit papier, introduisez ce dernier dans une bouteille en verre que vous reboucherez soigneusement. Prenez la voiture ou le train direction l'océan, une fois arrivé vous jetez cette bouteille de toute vos forces en direction de l'horizon. Peut-être qu'un jour je vous répondrai.
Une autre alternative est de faire un feu de bois. A l'aide d'un torchon que vous secouerez au-dessus des flammes, dessinez des lettres de fumée qui, les unes après les autres, formeront le corps de votre message à mon intention. En espérant qu'il y ait moins de nuages que ce matin.

Ne vous inquiétez pas, vous aurez bientôt le troisième choix de vous adresser à ma secrétaire, dont je vais bientôt commencer le processus de recrutement. Cette personne aura peut-être la même voix que moi, mais elle vous vouvoiera, n'en soyez pas surpris. Elle répondra aux téléphone, mails et courriers papiers, vous pourrez lui dire tout ce que bon vous semble, elle transmettra idem - tout ce que bon lui semble. Elle vous parlera de moi à la troisième personne, vous rassurera au besoin sur l'état de mon dos, l'avancement de mes travaux, l'humeur de ma chienne et la météo à bordeaux. Elle sera délicieusement polie et admirablement détachée.


Ainsi quand je ne serai pas là, elle le sera. Et au fur et à mesure de sa présence, j'aurai peut-être plus de disponibilités. Vivement que je la trouve. Qu'on se retrouve.

 

 


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