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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 21:40

 

Je doute qu'on ait autant entendu parler de My Blueberry Nights que de In the Mood for love, deux films qui ont en commun leur réalisateur et le thème de la musique. A vrai dire ce n'est pas un chef-d'oeuvre, mais quand même une belle oeuvre. De ce film initiatique teinté de romanesque, qui prend des allures de road-movie, on ne peut que saluer l'esthétique, un régal. Comme toujours chez Wong Kar-Waï les scènes sont tournées comme des clips, où le moindre détail est travaillé, notamment ces couleurs envoûtantes, les musiques, les visages rendus sublimes (notamment ceux de Nathalie Portman, Rachel Weisz, Jude Law et je crois pour la première fois au cinéma la chanteuse Norah Jones, mignonne et naturelle). Beaucoup d'images sont saisies "à travers", de manière indirecte, derrière une vitrine, par le truchement d'une caméra de surveillance... et se superposent dans des tons toujours très chauds. De quoi excuser le kitch de certaines séquences, et finalement, passer un bon moment.

 

 

 

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Un film de Wong Kar-Waï (2007), avec Norah Jones, Jude Law, Nathalie Portman et Rachel Weisz

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 18:03

Ceux qui vivent en province, qui échappent, de gré ou de force, et au repas de famille, et à la chasse aux oeufs, et au beau temps... eh bien... 

- voyagent le long du Mékong dans un bouquin d'Olivier Germain-Thomas et se disent que le bouddhisme, ça a l'air vachement zen

- font un tour au parc, motivés comme jamais

- mangent du pain rassis au goûter avec de la sauce chinoise piquante et du jambon blanc

- écoutent en boucle Athur H et les Doors

- dessinent des Christ aux poissons rouges

- rentrent les coussins quand il se met à pleuvoir, les ressortent quand il arrête de pleuvoir, les rerentrent quand il se remet à pleuvoir, les reressortent quand il réarrête de pleuvoir, etc

- fument des Craven'A et se prennent pour Sabine Paturel

- résistent à la sieste et le regrettent

- n'allument surtout pas la télé mais se font soigneusement les ongles

- écrivent des articles qu'il ne postent pas

- roulent à 45 entre des villages au hasard et s'en félicitent quand ils ont compris que le mec en face dans sa jumelle ne fait pas de l'ornithologie

- notent bien tout ce qu'il faudrait ranger à fond dans leur maison

- boivent cafés, thés, cocas, infusions, jus de carotte

- s'étonnent qu'une journée puisse être aussi longue et bien remplie

- se disent qu'ils auraient pu aller à la piscine si elle n'était pas fermée

- se disent qu'ils auraient pu faire du vélo si le ciel n'était pas si menaçant

- se retrouvent en panne de clopes et là, sont obligés de s'habiller

- reçoivent en direct les photos des chasses aux oeufs des enfants de leurs amis

- ne loupent pas un post des blogs de leurs amis et laissent parfois un com vaseux

- se demandent si leur dimanche pascal aurait été aussi épanouissant s'ils avaient femme ou mari et enfants criant dans le jardin et s'arrachant les lapins kinder des mains

- font des listes


 

 

 

 

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 15:04

LHerbeCouleurs.jpg

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 17:22

 

 

Voilà un petit ovni de la littérature contemporaine. Etonnant, vraiment. Je dois dire que ce qui m'a tenue accrochée à ce bouquin, c'est son côté énigmatique, bien annoncé par le titre et le 4e de couverture, car on cherche, on cherche, avec le narrateur, où est le mystère - ou la métaphore - ou la métonymie, pendant une bonne partie de l'histoire.

Et puis on comprend que le déplacement est à chercher plus haut encore. C'est presque une fable - politique, sociale, car comme dit Martin Page lui-même citant Orwell, "il n'y a pas d'art qui ne soit politique et l'évitement de la politique, c'est de la politique".

Mais déjà au premier degré, les chapitres, courts, s'enchaînent comme autant d'écrins cachant de petits bijoux - le style est délicieux, toujours surprenant.

"Je me suis éloigné des radiateurs extérieurs. (...) En quelques secondes, j'ai grelotté.

Le froid est un endroit familier sur lequel je peux compter. Il est délimité dans l'espace. Je l'ai décidé un jour, c'est une petite pièce : il mesure un mètre soixante sur un mètre soixante-dix et deux mètres de hauteur. Je peux m'y réfugier.

J'ai tenu une demi-heure, puis je suis monté prendre une veste dans ma chambre."

 

 

 

 

Page.jpg

 

 

 

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 17:09

 

Ce qui est à saluer, dans ce roman d'Emmanuel Carrère, c'est la distance.

C'est triste (à en pleurer, ou à en ravaler ses larmes, à en être touché du moins, forcément, à une page ou une autre) mais, le sujet n'est pas là. Il est dans la contemporanéité qui réconcilie avec le roman contemporain, dans le roman qui s'écrit en même temps qu'il se déroule, dans cette écriture sur l'écriture, dans cette distance que prend ce je plusieurs fois incarné (à la fois personnage, narrateur et auteur) et qui se dénonce, qui fait son autocritique et s'assume.

Pour oser écrire si vrai il se justifie, et ça sonne d'autant plus vrai. On est dans le réel le plus prégnant, le plus poignant, qui ne peut que surgir devant un style qui sait s'effacer par sa qualité. On est dans le roman comme dans la vie, on goûte le roman avec toute l'amertume que peuvent y charrier la vie, ses injustices. On en sort différent, je pense. Et d'autant plus accro à la littérature.

 


 

Carrere.jpg

 

 

 

 

4e de couverture :

A quelques mois d'intervalle, la vie m'a rendu témoin des deux événements qui me font le plus peur au monde : la mort d'un enfant pour ses parents, celle d'une jeune femme pour ses enfants et son mari.
Quelqu'un m'a dit alors : tu es écrivain, pourquoi n'écris-tu pas notre histoire ? C'était une commande, je l'ai acceptée. C'est ainsi que je me suis retrouvé à raconter l'amitié entre un homme et une femme, tous deux rescapés d'un cancer, tous deux boiteux et tous deux juges, qui s'occupaient d'affaires de surendettement au tribunal d'instance de Vienne (Isère). Il est question dans ce livre de vie et de mort, de maladie, d'extrême pauvreté, de justice et surtout d'amour.
Tout y est vrai.

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 20:13

 

 

Cyboulette2.jpg

 

 

J+1, après une petite opération. Tout va bien !

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 12:49

 

 

Joachim Mogarra est un artiste catalan qui, en 1970, a fait un voyage à travers l'Espagne et jusqu'au Maroc en auto-stop. Trente ans après, il réalise Sur la route, un carnet de voyage pour le moins original, placé sous le signe de la parodie (le titre en est une première indication) et du naïf enfantin. C'est beau et amusant à la fois : les étapes du voyages sont reconstituées avec des objets du quotidien - boîte de Vache qui rit, pot de fleurs, sardines en boîte, enfin n'importe quoi ! et les photographies sont de qualité.
A voir en livre aux Editions Le Point du Jour ou en exposition (à suivre).

 

 

 

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Capture 4

 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 19:54

Ca y est ! son album est sorti !

Elle s'est fait remarquer par Fip, a eu des succès scéniques - des successéniques - et enfin son premier album paraît : "Initiale". Elle s'appelle L (en vrai, c'est Raphaële) et voilà un petit extrait :

 

 

initiale.jpg
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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 23:23

 

tongsML.jpg

 

 

 

 

"Où sont mes tongs ?"

"Jolies, tes tongs !"

"Je t'ai acheté des tongs"

"Je voudrais des tongs blanches"


ce sont des phrases qu'on n'entend... qu'en été !

et comme les hirondelles, elles annoncent de bien belles choses !

vivent les tongs

moi je dis

Cette page manque de profondeur poétique ou métaphysique... ce que je vous prie de me pardonner, et que je reconnais, en le classant dans les "articles qui ne servent à rien'...

quoique...

dénuder son pied

le laisser bronzer

s'empoussiérer

le montrer

c'est loin d'être insignifiant

nan

 

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 18:53

 

 

 

Voilà de la grande musique, de la grande poésie, de celles qui vous rentrent dans le ventre et vous bousculent le cibouleau, vous font dresser les poils et lever après le spectacle en tapant fort des mains pour un bis et un ter généreux.

Trois aoûds (trois luths) et un ensemble de percussions modernes et traditionnelles arabes, soit quatre hommes en tout sur la scène - car Mahmoud Darwich est mort en 2008. Il les accompagna jusqu'à leur dernier concert ensemble à Arles, les accompagne encore de sa voix, de ses textes, lus en arabe et projetés dans leur traduction française (mais pas seulement, car grâce au succès de ce spectacle intitulé "A l'ombre des mots", ces mots sont portés dans de nombreux pays, d'où des traduction anglaises, allemandes, turques et j'en passe).
A l'ombre des mots, dans la lumière d'une poésie qui parle à tous, née en Palestine, comme le son de ces aoûds construits d'ailleurs par un des trois frères musiciens, et qui voyage dans le monde entier.

Ils sont beaux, Samir, Wissam et Adnane, les trois frères, ainsi que Yousef, le batteur.

Et ces textes, encore plus, une poésie simple et impertinente, douloureuse et coquine, qui chante la terre sainte, celle des Palestiniens, le sang qui y a coulé (et y coule toujours...), l'amour, le "je", parfois métaphysique, parfois lyrique, et toujours si belle dans cette langue, dans cette prononciation unique.

On n'est pas (que) des intellos, dit le grand frère, dans un bel anglais plein d'humour et d'énergie, toujours souriant. We first play music to have fun.

Et en effet ils réussissent, dans cet ensemble toujours vivant, ce tour de force - d'allier toutes les émotions et un plaisir direct, celui du rythme, qui vous gagne et vous fait battre du pied, de la tête, des mains.

 

 

 

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