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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 19:46

Un titre de toute beauté pour un film de toute beauté.
C'est tout simplement sublime. Une fiction apocalyptique où l'on est écartelé entre schizophrénie et mythologie - pour moi Justine n'est pas une folle mais tient plutôt de la sybille. Où l'on est bousculé d'angoisses en fascination esthétique - car l'objet est d'abord un bel objet, les images d'une netteté criante quand elles se stabilisent. Car les plans sont flous, souvent, la caméra fluctue, tremble, comme on tremble avec les deux soeurs - fortes et sensibles, profondes, partagées entre amour et haine, entre tenir et désespérer, entre solitude extrême et désir d'attachements.

Les deux actrices, Kirsten Durst et Charlotte Gainsbourg, crèvent l'écran avec leurs faces crispées, leurs yeux tristes ou leur terreur, leurs sourires rares et lourds. Les seconds rôles sont excellents aussi, Charlotte Rampling (magnifiquement acariâtre), Kiefer Sutherland, et les autres.

 

 

 


kirsten_dunst-melancholia.jpg

 

 

Melancholia, Lars Von Trier, 2011, avec Kirsten Durst, Charlotte Gainsbourg, Kiefer Sutherland.

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Published by Du mobilhome - dans Cinéma
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commentaires

DEB 13/09/2011 00:05


A propos de Sartre, c'est comme ça que s'appelait "La nausée" : mélancholia (la mélancolie étant, bien sûr l'affection mentale) Paulhan a préféré "La nausée"... Et dans la première partie du film
de Lars von Trier j'ai pensé qu'il s'agissait de cela : la fêlure...


brigitte giraud 12/09/2011 22:27


Ce que tu en dis donne envie d'aller voir. Et le titre est beau.


DEB 12/09/2011 20:49


J'ai vu Mélancholia, en VO. Je dirais même qu'il s'agit de deux grands, très grands films, hors norme avec, en introduction (les premiers plans) des images d'une beauté, d'une force qui coupent le
souffle (je pense à ce plan du cheval qui s'enlise et celui de l'actrice dont les jambes sont "emprisonnées de laine grise"). Immense dans son imperfection (et c'est tant mieux) des audaces de
maladresses qui rappellent ce qu'est le cinéma, le vrai cinéma d'exigence. A voir et même, c'est ce que je vais faire, à revoir.


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