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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 16:02

Ce ne sont pas les biens qui sont artificiels, mais le besoin qu'on en a. 

 Ce sont nos têtes qui se tournent et dans ce mouvement, se jettent dans l'artifice pour ne pas tomber sous leur propre poids.

Le poids du vide - qui n'est pas négligeable.
Les fringues, la télé, les consoles de jeux, les montres, les boites de nuit, les nuits d'hôtel ou les après-midi... ne sont là que parce qu'on en a besoin, et on en besoin car on n'a pas, en nous, ce qui nous comble.
Comme ces cathédrales gothiques qui ont leur squelette à l'extérieur. En échange, elles ont de la lumière. Du volume.

Mais sans ces assises qui lui viennent du dehors, avec leur lumière et leurs volumes, elles s'écroulent.
Et nous les hommes, les femmes, nous habillons notre vide intérieur avec des biens extérieurs.
Nous fuyons notre lumière (notre vide) pour construire (ou croire que l'on construit) avec une carte bleue et des bas résille.

Nous tournons notre architecture et par là nous livrons, dans une fragilité extrême, nos blessures afin de les faire panser.

Nous laissons béantes ces fenêtres pour faire entrer ce qui veut bien. A fortiori ce qui résiste. Ce qui coûte. 

Malins...

Nous sommes humains béants et parfois peu lumineux. Certains sont faits de matériaux plus résistants. Certains savent tourner le regard vers le dedans, et travailler un feu intérieur qui les illumine mieux que d'autres. Certains peignent leurs vitraux. Certains sont plus forts naturellement. 

D'autres plus argileux.


 

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Published by Du mobilhome - dans les gens - les choses...
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