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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 18:30

Ouf, je n'ai pas d'enfant. Ca me facilite la tâche. Parce que si j'avais une fille, elle risquerait de me poser la question : "pourquoi la vie est dure ?" - et là, .... grand blanc.
Que dire à sa fille, sa soeur, son collègue, son ami, pour qui la vie est dure, comme pour vous, pour moi, et pour les autres ?

Comment justifier l'adversité, la violence, la précarité, la maladie, la perte, l'injustice ? Au risque de tomber dans le lieu commun à tenter de circonscrire la difficulté d'être au monde, dans le monde, ce monde qui quand il sait se montrer généreux, n'en sait que mieux reprendre ce qu'il a donné ?

Quel sens, quels mots, quel réconfort ?

Quand j'étais petite et que je pleurais, j'entendais ces paroles boiteuses "C'est le bon Dieu qui t'envoie ça, qui nous envoie ça, et dans chaque mal il y a un bien, et demain est un autre jour, et quand tu seras grand-mère t'y penseras plus".

Paroles qui me consolaient moins que la volonté qu'elles contenaient de me porter secours, que la voix chaude et affectée qui la prononçait. 

Serais-je en train de répondre à ma question... Essayer, c'est déjà bien, dire pour dire, dire n'importe quoi, dire au moins le désir d'être là aussi, à côté de la personne qui a mal. Ne pas donner l'impossible sens mais partager le non-sens. A deux, à trois, à plusieurs, ça fait moins mal.

 

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commentaires

brigitte giraud 13/10/2010 01:30


Oui, voilà qui me parle cinq sur cinq : partager le non-sens, c'est-à-dire se servir des mots pour sortir de soi ce qui blesse et fait mal, ceci pour chacun de nous.


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